Marelle / que les corps modulent !

une pièce de concert dansée, pour douze enfants

CRÉATION le 24 septembre 2022 à POLE-SUD CDCN dans le cadre du Festival Musica, Strasbourg

Avec douze enfants du territoire d’accueil du spectacle, formés au projet en ateliers
Concept et musique Benjamin Dupé | Mouvement / chorégraphie Étienne Fanteguzzi (région Grand Est), Balkis Moutashar (région Sud – PACA), Marine Colard (région Bourgogne Franche-Comté et région Normandie) et d’autres encore… | Assistants à la mise en scène et régie d’orchestre Vérane Kauffmann (région Grand Est et Sud – PACA), Alexis Masuyer (région Bourgogne Franche-Comté), Maialen Imirizaldu (région Normandie)
Espace et dispositifs instrumentaux Olivier Thomas, Benjamin Dupé | Lumière Christophe Forey | Direction technique et son Julien Frénois | Production, diffusion Marine Termes | Communication Adélaïde Ponsignon

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Marelle / que les corps modulent ! est une proposition dans laquelle les enfants sont à la fois les danseurs et les musiciens du projet. Ils sont autant le corps de ballet que l’orchestre interprète de la partition. Ce concept s’appuie sur un dispositif dans lequel chaque mouvement est prétexte à la production de sonore, comme une marelle musicale. Ce dispositif, à la fois scénique, instrumental et technologique, développe des propriétés autant acoustiques que plastiques et poétiques. C’est un orchestre d’objets et de matières, dont la manipulation suppose une forte dimension gestuelle et corporelle. L’espace est ainsi envisagé comme une « lutherie en construction », modulée, habitée par des enfants énergiques et joueurs, à l’écoute d’eux-mêmes, des autres et des sons produits. La forme est celle d’un concert dansé. Un geste artistique abstrait, sans narration, mais plein d’interactions, de fantaisie, de joie de jouer. Un moment dans lequel écoute musicale et écoute corporelle ne font qu’un, dans lequel technique instrumentale et intention chorégraphique sont indissociables. Marelle / que les corps modulent ! se redessine à chaque fois. Le projet est pensé comme une forme ouverte, déclinable en différents modules, adaptables à différents lieux. Il s’appuie également sur la rencontre avec les forces de chaque territoire de diffusion.

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Production : Comme je l’entends, les productions | Coproduction : théâtre de Caen, Opéra de Dijon, Pôle Arts de la Scène / Friche La Belle de Mai, Festival Musica Strasbourg, Théâtre Massalia Marseille, POLE-SUD CDCN Strasbourg, KLAP Maison pour la danse Marseille, Le Dancing-CDCN Dijon Bourgogne Franche-Comté, Festival Tous en sons ! Marseille-Aix Région Sud | Avec le soutien : de la Fondation de France, du Dicréam, de la Sacem, de la Ville de Marseille, de la Maison de la Musique Contemporaine, du Département des Bouches-du-Rhône / Centre départemental de créations en résidence, de Lieux Publics centre national et pôle européen de création pour l’espace public, de la Fondation Camargo (Cassis), du gmem-cncm-marseille.

 

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« Avec « Marelle / Que les corps modulent ! », création pour le festival Musica, Benjamin Dupé convie une douzaine d’enfants à un enthousiasmant jeu chorégraphique et musical.
Dans un dispositif quadrifrontal qui privilégie l’immersivité, comme souvent dans les créations de Benjamin Dupé, des enfants entrent sur scène, au fur et à mesure. Ils s’emparent d’objets aussi anodins qu’insolites – cordes, plaques en bois, râteaux, micro sur perche… – comme issus des étagères d’un atelier bruitiste. Très vite, tout le sens du projet de Dupé se fait jour : chaque son, le plus prosaïque, acquiert un statut nouveau qui, paradoxalement, déréifie notre représentation du monde en donnant à ses objets une aura magique. Cette intensification du réel n’est possible que grâce à la convocation de cette énergie très particulière, enfantine mais pas infantile, de ces jeunes dont les mouvements démultiplient et amplifient les signes.
L’approche extrêmement énergétique du spectacle, à la limite d’un atelier corporel, donne accès à un monde sensoriel parallèle à l’égard duquel la marelle, même si elle n’est pas représentée explicitement, est le jeu par excellence : elle symbolise, de Julio Cortázar à Roger Zelazny, le passage d’une dimension à une autre ; elle rappelle que le monde est d’abord une structure vibrationnelle. Dupé remet le corps humain au centre de ce théâtre d’ondulations primordiales, avec des propositions qui se situent toujours à l’antithèse de la prétention et de la pose. Aidé par le travail chorégraphique d’Étienne Fanteguzzi, il réussit avec « Marelle » à créer chez le spectateur, enfant comme adulte, une envie irrépressible de monter sur scène et de s’emparer à son tour de ces modestes fragments du monde pour le rendre plus ludique et plus joyeux. »
Mathias Daval – I/O gazette

« Une expérience inédite de « chimie » acoustique et corporelle où la spontanéité et l’inventivité construisent un espace de création musicale et chorégraphique expérimental, à la fois drôle et poétique, mais surtout parfaitement maîtrisé.
Tout est musique, tout est mouvement… tout devient vibratoire, percussif, musical, bruits, bruitages. Un univers sonore variable et mobile se crée où chacun devient musicien et instrumentiste, émetteur et preneur de sons, acteur et danseur sur des chorégraphies construites sur des partitions, élaborées ou pas, de notes imaginaires ou parfaitement concrètes, en direct, remarquablement maîtrisées… alors que, d’un premier abord, tout cela pourrait paraître improvisé…
La liste des possibles sonores est immense et le nombre d’instruments différents est quasi infini. L’espace carré – où la magie opère – prend la forme d’un atelier de lutherie en construction habité par des corps en discrète effervescence – tout est tellement sous contrôle que ça en est impressionnant – et joueurs, à l’écoute d’eux-mêmes et de l’environnement. Concentrés, filles et garçons sont les acteurs de cette pièce de concert qui navigue entre musiques de création, danse, art plastique, théâtre d’objets, cirque sonore et installation vivante. Tous, ayant la capacité à moduler, à s’adapter aux éléments présents, déploient avec une précision et une énergie dominée de nouveaux langages instrumentaux, technologiques, gestuels et poétiques.
Le spectacle est remarquable, mais ce qui l’est aussi, c’est ce que cela dit de la réussite du travail en amont avec les enfants qu’a initié Benjamin Dupé. Que ce soit les filles ou les garçons, on les sent complètement investis, restant concentré durant les cinquante minutes de représentation. Benjamin réussit la performance d’amener et de garder avec lui douze enfants de 7 à 11 ans tout au long d’une série de quinze ateliers de trois heures, basés sur un engagement à la présence pour participer à la finalisation sur scène, devant le public (à Strasbourg, trois séances sur deux jours).
Son talent n’est pas que celui d’un créateur, compositeur et metteur en scène, mais aussi celui d’un pédagogue formateur intelligent sachant conduire les autres sur des territoires certes inconnus, mais également ludiques et porteurs de nouveaux imaginaires pour l’enfance… et merveilleux, surprenant et innovant pour le public ! » 
Gil Chauveau larevueduspectacle.fr

« Un moment de grâce. Un jeu musical et dansé surprenant, l’enthousiasme des enfants emportant même les spectateurs a priori récalcitrants à la musique expérimentale.
Épurée, la scénographie fonctionne à merveille. Marelle ne manque pas d’humour, lorsque, par exemple, les instrumentistes jouent au tennis avec des raquettes fabriquées avec des tambourins. Armés de divers instruments, les enfants ont pris un plaisir évident à créer des sons captés par des micros sur le plateau. Ils sont libres, spontanés, et responsables de leur jeu… Avec « Marelle », la musique concrète devient un jeu d’enfants ! »
Marie-Ève Barbier – La Provence

« Cette expérience de musique participative réalisée avec des groupes d’enfants est aussi intéressante musicalement que dans l’implication sociale et dans le travail d’appropriation de l’espace et de la musique qu’elle suppose.
Comme dans les Correspondances de Baudelaire, Marelle / que les corps modulent ! jette une passerelle entre l’espace scénique, le son et sa spatialisation, la lumière et le rapport au mouvement. Sur une aire blanche de format carré environnée par des enceintes, une douzaine d’enfants évoluent. Ils se saisissent d’objets disposés en bord de scène pour en expérimenter les possibilités sonores, interagissent pour produire ensemble des sons liés au mouvement. Une échelle de bois brusquement tendue produit des claquements, des balais à gazon ou râteaux en boissellerie frottés sur le sol engendrent des grattements diversement traités par le compositeur, installé aux manettes en bordure de scène.
Pensé dans une dimension quadri-frontale, avec des spectateurs répartis tout autour de l’espace de jeu, le spectacle est donné en représentations tous publics comme en séances scolaires. Construit comme une invitation à l’écoute, il révèle, de la part du jeune public, une attention remarquable. Les enfants sont concentrés, fascinés par la symphonie de sons et d’images qui leur est proposée. Car la proposition est de qualité et l’univers musical proposé tout à fait intéressant. Il déborde très largement le seul cadre de l’enfance et l’on a plaisir à le découvrir, en même temps qu’on salue la démarche musicale et sociétale qui lui a donné naissance. »
Sarah Franck – arts-chipels.fr

tournée
>> mercredi 15 mars 2023 | 18:30 | Opéra de Dijon - Dijon

>> jeudi 16 mars 2023 | 14:30 | Opéra de Dijon - Dijon

>> samedi 18 mars 2023 | 18:30 | Opéra de Dijon - Dijon

>> dimanche 19 mars 2023 | 17:00 | Opéra de Dijon - Dijon

>> mercredi 14 juin 2023 | 14:30 | théâtre de Caen - Caen

>> mercredi 14 juin 2023 | 19:00 | théâtre de Caen - Caen

>> jeudi 15 juin 2023 | 19:00 | théâtre de Caen - Caen

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© Christophe Raynaud De Lage